mercredi 10 février 2010

La dictature du vedettariat



En ce dernier sprint vers les urnes, je ne puis m’empêcher de jeter un regard en arrière sur la scène politique des derniers mois.


On assiste à une montée en exponentielle de la
« pipolitique » : l’essentiel n’est pas dans le programme mais dans la place que l’on occupe dans les médias en mélangeant les sphères privée et publique, familiale et politique. On s’invite là où l’on n’est pas attendu ou l’on coopte sa progéniture là où il ferait bonne figure. Figure de proue aux allures de pirate sur la mer des voix.


Voici consacrée l’heure de la « mediacratie » absolue. L’important n’est plus dans ce qu’il y a dans la boite mais dans l’emballage. Dans l’effet d’annonce, dans l’inespéré du coup fourré, dans le nombre d’ondes de choc du scandale ou de l’affront. Sondage , visage et première page sont devenus la saine trilogie de la course à la gloriole.


Ce sont à nouveaux les dirigeants de petites formations qui feront les frais de cette » pipolitisation » car peu habitués à se lancer sous les feux de la rampe pour enflammer les médias par un effet de manche.


Reste à décerner la palme, un 10 de l’école des fans, à celui-qui a le mieux tiré la langue pour ne pas mériter le bonnet d’âne. Je pense qu’on peut l’attribuer à François Bayrou : le seul bègue qui ne mâche plus ses mots et que même les sourds comprennent en lisant sur ses lèvres !


On peut augurer sans crainte de se hasarder que la dictature du vedettariat ne passera pas…


de mode !






2 commentaires:

louanne a dit…

Très bon article qui va dans le sens de mes opinions....

J'adhère totalement à tes idées !

Jeanmarime a dit…

Merci Louanne d'avoir pris le temps de prendre position.
En conclusion, je me suis retenu d'écrire 'voilà ce qui s'appelle parleR pour ne rien ouïr' …
La question de la Grèce illustre bien le décalage entre virtuel et réel : on promet des subsides et on envoie… son franc soutien !
Un peu comme les SDF que l’on abreuve et nourrit de sourire compatissants.
On ne peut faire davantage, ils n’ont pas de lecteur de carte bancaire !