lundi 18 mai 2009

Etre ou se faire avoir


Ce soir, je trouve dans ma boite aux lettres un nouveau journal gratuit : Envie de plus.
A peine feuilletée, cette feuille de chou se révèle être une boite à sous. Chaque page incite à consommer plus avec les évaluations (financières) correspondant à chaque tentation.
Le même jour, je lis un article dans l’humanité suggérant d’endiguer notre addiction au « consommer toujours plus » par une loi ad hoc. Deux utopies dos à dos.
Ce qui est certain, c’est que bien peu tireront profit de la crise actuelle au niveau personnel, celui de son développement, de l’être plus. Dans les années 80, c’était un thème fédérateur qui avait été retenu pour un grand rassemblement du courant Entre-jeunes. Aujourd’hui, le choix n’oppose même plus être ou avoir, titre d’un film à grand succès, mais avoir ou avoir plus.
Le titre du livre de François de Closet parle dans ce sens : Toujours plus.
Toutes les diatribes relatives à la crises gravitent autour de l’avoir, du consommable, et non de l’être, qui lui, certes, échappe aux modes, aux tendances et aux financiers. Peut-être que les alter-consommateurs ou les adeptes de la décroissance franchissent le pas vers un être plus en consommant autrement. Le choix d’une ligne de vie nous est mis sous les yeux depuis les premiers écrits du notre civilisation (Deutéronome). La vraie vie ou la sempiternelle trinité des idoles avoir-savoir-pouvoir.

Profitons de la crise pour nous demandez sur quel voie nous cheminons : celle de l’avoir plus ou de l’être plus. Vers quel plus nous orientent nos envies ?

A chacun de prendre la parole suite à ce texte invitatioire.

1 commentaire:

Kyria a dit…

Dieu au départ, avait effectivement confié à son peuple une méthode efficace pour le préserver de cette mentalité que Jeanmarime décrit si bien : Chaque 50 ans, les terres ou propriétés achetées revenaient à leur anciens propriétaires, à la famille qui, dans la difficulté, avait du s'en séparer. Les dettes étaient remises, et les esclaves aussi pouvaient retrouver leur liberté, après 7 années de travail. Le système de la dîme, est également une bénédiction pour préserver de l'amour excessif de l'avoir : les prémices pour Dieu. 10% des revenus reviennent avant tout à Dieu. Et même les terres, après 7 ans de rendement, devaient être laissées un an au repos.
Que de sagesse dans toutes ses mesures, pour lutter contre la pauvreté, l'avarice, la cruauté ou l'exploitation...
Peut-être devrions nous, dans la mesure du possible, nous en inspirer encore aujourd'hui?